Le Breast International Group annonce procéder à un licenciement collectif et à la clôture de ses activités

Bruxelles, Belgique, le 12 janvier 2026 — Le Breast International Group (BIG-aisbl) – réseau mondial à but non lucratif de premier plan dont le siège social est situé à Bruxelles – annonce, après plus de 25 ans consacrés à la recherche sur le cancer du sein, ne plus être en mesure de fonctionner comme une organisation autonome. Ceci marque un recul important pour la recherche académique centrée sur les patient(e)s et illustre les pressions financières et économiques qui menacent la recherche indépendante à travers le monde.

Contexte

Au cours des dernières années, BIG a fait face à une pression financière croissante liée à un climat économique local et mondial difficile, à l'instabilité géopolitique, à la réduction des subventions et des aides financières, à la baisse des revenus générés par les études, à la diminution des recettes issues des collectes de fonds, à la baisse des revenus d'intérêts et à la concurrence croissante des acteurs commerciaux. Ces facteurs ont considérablement affecté la capacité de BIG à maintenir ses activités opérationnelles.

Après avoir étudié plusieurs options pour assurer l'avenir de BIG, le Conseil d’administration ​ (CA) a conclu qu'il n'existait aucune solution viable pour relever ces défis financiers. Conformément à la législation belge, le CA a décidé, le 2 décembre 2025, de procéder au licenciement collectif de son personnel et de fermer BIG d'ici la fin de l'année 2026.

« La décision de fermer BIG après 26 ans est de loin le moment le plus dramatique et le plus douloureux de l'histoire de notre organisation. La collaboration, les connaissances et les avancées favorisées par BIG à travers le monde ont fait progresser la compréhension et le traitement des personnes atteintes d'un cancer du sein, laissant un héritage qui continuera à bénéficier tant aux patient(e)s qu'aux chercheurs. Nous sommes profondément reconnaissants envers les patient(e)s, le personnel, les organisations membres de BIG et tous les chercheurs qui ont consacré leur temps, leur expertise et leur confiance à notre mission. Sans eux, aucun progrès n'aurait été possible. Malgré cette décision, grâce aux solides bases de collaboration internationale établies par BIG, les chercheurs qui ont participé à la vie de l'organisation s'efforceront de maintenir ces liens. » – David Allan Cameron, président de BIG.

Il convient de souligner que le soutien scientifique et opérationnel fourni par le siège social de BIG pour les études encore en cours sera transféré à d'autres partenaires de recherche. Ainsi, l’intégrité de ces études sera garantie, de même que l’engagement de BIG envers les personnes qui y participent, et ce même si BIG n’aura plus, à l’avenir, d’existence juridique.

« La fermeture de BIG reflète les dures réalités auxquelles est confrontée aujourd'hui la recherche académique indépendante. Le manque de financement durable, la difficulté croissante à obtenir des subventions, la concurrence accrue des acteurs commerciaux et le climat géopolitique actuel, où les ressources sont souvent réorientées loin du domaine de la santé et d'autres priorités sociales, ont rendu impossible la poursuite de notre travail à l'échelle requise. Bien que cette décision marque la fin d'un chapitre important, nous tenons à saluer le dévouement de notre personnel, la confiance de nos patient(e)s et les contributions de nos membres, qui ont tous joué un rôle central dans le travail de BIG au cours des 26 dernières années. » – Ander Urruticoechea Ribate, trésorier de BIG.

Les études phares de BIG

Depuis plus de 25 ans, BIG a transformé les soins liés au cancer du sein grâce à ses études marquantes qui ont directement amélioré les résultats pour les patient(e)s dans le monde entier.

Des études cliniques telles que HERA et APHINITY, utilisant des anticorps monoclonaux ciblés, ont contribué à transformer le cancer du sein HER2-positif, qui était l'une des formes les plus agressives, en une maladie au pronostic nettement plus favorable, améliorant considérablement la survie sans récidive et les résultats à long terme pour des millions de femmes. L'étude MINDACT a montré que le test MammaPrint® sur 70 gènes permet d'identifier les femmes atteintes d'un cancer du sein à un stade précoce qui peuvent éviter sans risque la chimiothérapie, réduisant ainsi les traitements inutiles.

D'autres études ont également changé la pratique ou sont tout aussi prometteuses : l'étude OlympiA a déjà démontré que l'inhibiteur de PARP olaparib réduit considérablement le risque de récidive d'un cancer du sein invasif, de cancers secondaires ou de décès chez les porteurs de mutations BRCA1/2 ; l'étude POSITIVE offre de l'espoir aux jeunes femmes qui aspirent à la maternité après le traitement, en montrant qu'il semble sans risque d'interrompre temporairement le traitement endocrinien pour essayer de concevoir un enfant ; le programme AURORA fournit des informations sur la biologie des tumeurs qui amélioreront notre compréhension du cancer du sein métastatique et contribueront à améliorer la prise de décision thérapeutique ; l'étude EXPERT espère démontrer que certaines patient(e)s présentant un faible risque de récidive peuvent être dispensé(e)s de radiothérapie après une intervention chirurgicale ; et l'étude OPTIMA-Young utilise des tests génomiques dans le but d'identifier les femmes préménopausées atteintes d'un cancer du sein de stade précoce, hormono-récepteur positif / HER2 négatif, qui pourraient éviter la chimiothérapie en toute sécurité. Les recherches menées par BIG visent également à trouver de meilleurs traitements pour les patient(e)s plus âgé(e)s et les hommes atteints d'un cancer du sein.

Ces études illustrent le rôle prépondérant joué par BIG dans la recherche académique au cours du dernier quart de siècle et son impact durable sur la pratique clinique.


À propos du Breast International Group

Le Breast International Group (BIG) est une organisation à but non lucratif basée à Bruxelles, en Belgique, qui rassemble des groupes de recherche académiques sur le cancer du sein du monde entier. BIG facilite la recherche sur le cancer du sein au niveau international en stimulant la coopération entre ses membres et d'autres réseaux académiques, et en collaborant avec l'industrie pharmaceutique tout en travaillant de manière indépendante. Fondé en 1999 par des leaders d'opinion européens, BIG constitue un réseau de plus de 50 groupes collaboratifs et entités de recherche d'Europe, du Canada, d'Amérique latine, d'Asie et d'Australasie. Ces entités sont liées à plusieurs milliers d'hôpitaux spécialisés et de centres de recherche dans le monde entier.

Les recherches menées par BIG sont en partie financées par son unité philanthropique, connue sous le nom de BIG against breast cancer. Cette appellation est utilisée pour communiquer avec le grand public et les donateurs, et pour collecter des fonds destinés aux études cliniques et aux programmes de recherche purement académiques de BIG sur le cancer du sein. www.BIGagainstbreastcancer.org


20260112 - BIG - CP licenciement collectif et clôture des activités.pdf

PDF 252 KB

Chloé Saucin

Senior Associate, DGA Group

 

 

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